La ville de Tsévié au Togo est l’une des premières villes pilotes à valider politiquement son PAAEDC

Posté le : 30 janvier 2020

La Commune de Tsévié a procédé, en fin d’année 2019, à la validation politique de son Plan d’Action pour l’Accès à l’Energie Durable et le Climat, rebaptisé PAAEDC-Zio1 après les élections locales du 30 juin dernier.

La validation a eu lieu le vendredi 29 novembre 2019 dans la salle de conférences de la commune de Zio 1, par un vote à l’unanimité, en présence d’élus locaux, de services de planification, de représentants des Ministères des Mairies Partenaires, des Services déconcentrés de l’État, des OSCs , de représentants de la chefferie traditionnelle, de techniciens, d’étudiants et de représentants des femmes et de la jeunesse.

Un PAAEDC résultant de la complémentarité entre expertise locale et internationale

La réalisation du PAAEDC-Zio1, initié en 2016, a mobilisé l’expertise complémentaire d’acteurs locaux et internationaux. Au niveau local, l’équipe municipale du projet a bénéficié du soutien technique de cinq experts associés de l’Université de Lomé, comprenant notamment Prof. Dourma, M. Agbati, M. Lawson et Prof. Batawila.

Certains partenaires internationaux tels que Sustainable Energy Africa (Afrique du Sud), ICLEI Afrique (Afrique du Sud) et ADEME (France) ont aussi apporté un appui technique à plusieurs étapes du processus, notamment en réalisant un rapport de modélisation des émissions de gaz à effet de serre de la ville.

Un plan emportant l’adhésion de la majorité de la population de Tsévié

Placée sous l’égide du Secrétaire général de la commune, M. Komlan Djifa Edoh, représentant le maire de la commune, cette importante rencontre a enregistré plus d’une cinquantaine de participants issus des instituts de recherche, des ONGs nationales, des organismes de coopération et de plusieurs autres acteurs du domaine du changement climatique.

Le Secrétaire général de la municipalité n’a pas manqué de saluer l’engagement des différentes parties prenantes tout au long du processus : « A travers la décision historique de mettre en place ce cadre, les représentants des différentes organisations entendent apporter une réponse coordonnée, cohérente et efficace, en mettant en place un dispositif adéquat qui permettra de mieux répondre aux besoins pour mieux faire face aux défis climatiques. »

Rappelons que ces acteurs ont été consultés à plusieurs reprises et expriment aujourd’hui la volonté de contribuer à la mise en œuvre effective du plan.

Après l’adoption politique, la nécessité de mobiliser des ressources pour la mise en œuvre effective du plan

Le coordonnateur du projet Programme de Promotion de l’Énergie pour le Développement (PPED), M. Michel Houndjo a, quant à lui, insisté sur les efforts restant à faire pour opérationnaliser le plan d’action climatique.

« La commune a, plus que jamais, besoin du soutien financier des partenaires locaux et internationaux pour que les idées de projets mentionnés dans le plan se concrétisent ».