La Convention des Maires d’Afrique subsaharienne aide la société civile africaine à jouer un rôle clé dans la mise en œuvre des Plans d’action pour l’énergie durable et l’action pour le climat (PAAEDC).

Posté le : 5 octobre 2019

Des acteurs de la société civile (organisations de la société civile) se sont réunis pour la seconde fois à l’initiative de la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne – CoM SSA à Dakar du 16 au 18 juillet. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la rencontre de Lomé qui s’est déroulée du 25 au 26 juin dernier et qui avait pour objectif de renforcer les capacités de ces acteurs afin d’accompagner les villes signataires de la CoM SSA à élaborer leurs plans Climat et Energie respectifs.

Organisée par le Bureau de la CoM SSA et ses partenaires le Conseil de Communes et Régions d’Europe (CCRE) l’Organisation ENDA Energie Sustainable Energy Africa (SEA) et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), cette formation qui a réuni plus de 30 organisations de la société civile (OSC) venant de 10 pays, a constitué une opportunité de renforcement du processus de co-construction pour accompagner les villes signataires de la Convention dans le cadre du processus participatif de rédaction des PAEDD, et les a invitées à plus d’innovations, selon la représentante de la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne et le Coordonnateur de l’ONG Enda Energie.

Pour ce second atelier de renforcement de capacités, les formateurs ont passé en revue les étapes clés de l’élaboration du plan d’action énergie et climat et ont présenté les concepts et outils du suivi-évaluation des projets pour une meilleure analyse des changements apportés dans la mise en œuvre des projets portés par les collectivités. Ce fut aussi l’occasion de revenir sur d’autres aspects tels que la participation citoyenne en vue de la prise en compte des préoccupations des populations lors de la mise en œuvre des projets de développement, pour instaurer un climat de confiance entre les citoyens et les gouvernants et pour renforcer la transparence tout au long du processus.

L’apprentissage par les pairs à travers la présentation d’expériences réussies en termes de mobilisation des ressources et d’appui aux collectivités a également été un temps fort de cette

formation. Les OSC ont présenté des initiatives ayant fait leurs preuves qui pourraient aider à capter des financements auprès des villes.

Au terme de la session, les 30 acteurs de la société civile réunis ont été invités à formaliser l’accompagnement qu’ils apporteront aux villes par une lettre d’engagement avec une description des activités prévues dans le cadre du processus.