Climate chance Afrique

Posté le : 4 juillet 2018

Des villes au cœur de l’action climatique et énergétique en Afrique.

Les acteurs non étatiques tels que les villes, les autorités locales, les ONG et le secteur privé jouent un rôle fondamental dans la lutte contre le changement climatique, notamment en tant que moteurs d’actions concrètes sur le terrain. Cependant, la finance constitue un problème. C’est pour discuter ensemble de la manière d’accroître l’accès au financement climatique pour les acteurs non étatiques, que les principaux acteurs se sont réunis les 28 et 29 à Abidjan à l’occasion du Sommet Climate Chance Afrique.

En juin 2018, la ville d’Abidjan a été frappée par de fortes pluies qui ont causé d’importantes inondations, entrainant d’énormes pertes en matériel et en vies humaines. Elles ont plongé la population dans la détresse et détruit les infrastructures.

Abidjan, comme d’autres villes Africaines : Freetown, Accra, Nairobi[1], a difficilement fait  face à ces évènements extrêmes. Une grande partie des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique et aux phénomènes extrêmes, sont concentrés en Afrique, parmi les 10 pays les plus menacés : Guinée Bissau Sierra Leone, Soudan, Nigeria, RDC, Nigeria, Ethiopie.

L’alerte que le monde est toujours sur la trajectoire d’une hausse de 2,9 à 3,1 degrés[2] d’ici à 2100 a pourtant été martelée à maintes reprises, malgré les engagements de réduction soumis par les gouvernements à l’ONU qui conduisent à des émissions mondiales bien supérieures aux niveaux nécessaires pour contenir le réchauffement à 2 degrés.

« Alors que la porte est encore ouverte, nous pouvons travailler ensemble pour transformer notre économie mondiale de telle sorte que tout le monde puisse prospérer. L’Accord de Paris est un pas important dans cette direction. Cet accord mondial rare et historique a réussi parce que chaque pays a compris que le fait d’agir sur le changement climatique profitait avant tout à ses intérêts nationaux et locaux ». Selon Christiana Figueres, vice-présidente de L’Alliance Mondiale des Maires pour le Climat et l’Energie et ex-secrétaire exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Les Contributions Déterminées Nationales offrent un cadre propice à l’action, et les acteurs non étatiques réunis ici à Abidjan pour le Sommet Climate Chance Afrique les 28 et 29 juin avec pour objectif majeur d’accompagner la mobilisation et favoriser leur expression commune,  entendent bien s’y investir en soutenant les gouvernements locaux à mener des actions au niveau des territoires et en plaidant pour « l’agir ensemble » car les villes partagent les mêmes défis : urbanisation galopante, faible accès aux services de base, manque d’infrastructures adéquates pour faire face aux événements extrêmes tels que les pluies diluviennes enregistrées récemment à Abidjan. 

Le Dialogue Talanoa  des villes et régions, est un autre cadre à travers lequel les gouvernements locaux peuvent également affirmer leur rôle et renforcer les CDN. C’est une série de consultations sur le climat conçues pour initier un processus de collaboration impliquant les gouvernements à tous les niveaux.

La Convention des Maires en Afrique Subsaharienne offre aujourd’hui une opportunité aux villes Africaines. Toutes les villes engagées bénéficient d’une assistance technique ainsi que des opportunités d’échange et de partage d’information pour le renforcement de leurs capacités. Ouverte à toutes les villes d’Afrique subsaharienne, la Convention des Maires compte plus d’une centaine de villes signataires dans 34 pays du continent. Elle représente la section régionale de l’Alliance Globale des Maires pour le Climat et l’Energie (GCoM), une initiative mondiale soutenant les villes vers une économie faible en émission carbone et résiliente aux changements climatiques.
Financée par l’Union européenne, la Convention des Maires en Afrique subsaharienne offre un appui qui permet aux villes d’élaborer des plans d’action Climat et Energie à l’échelle des territoires locaux. 

Selon Felice Zaccheo, chef d’unité à la DG DEVCO, « La Commission européenne continuera à soutenir la Convention des Maires à travers une troisième phase avec pour but de renforcer la capacité des villes à accéder au financement ».

« Le financement des infrastructures urbaines doit s’accélérer pendant que nous travaillons pour des collectivités locales durables et prospères. Nous sommes sur le bon chemin. Nous pouvons inverser la tendance en matière d’émissions. Nous devons, au nom des citoyens ouvrir les voies vers des villes plus durables, car offrir un meilleur avenir aux villes signifie offrir un meilleur avenir à tous ceux qui partagent la précieuse atmosphère de la Terre ». Selon Christiana Figueres.

 

 


 

 

Note pour les éditeurs

 

A propos de la Convention des Maires en Afrique Subsaharienne :
La Convention des maires en Afrique subsaharienne est une initiative financée par l’UE pour soutenir les villes d’Afrique subsaharienne dans leur lutte contre les changements climatiques et dans leurs efforts pour assurer l’accès à l’énergie propre pour leur population. Inspirée par la Convention des Maires d’Europe (CoM Europe), la CoM SSA a été lancée en 2015 à la CoP 21 et est entrée dans une nouvelle phase en 2016, en s’associant à une autre initiative réunissant les villes : le Compact of Mayors.
En savoir plus : http://comssa.org/

 

Contact Media
Nathalie Koffi
communication@comssa.org

 

A propos de l’Alliance Mondiale des Maires (GCoM)
L’Alliance Mondiale des Maires pour le Climat et l’Energie regroupe officiellement la Convention des Maires de l’Union Européenne et le Pacte des Maires, les deux premières initiatives mondiales soutenant les villes dans leur transition vers une économie à faible émission de carbone et résiliente au changement climatique.
En savoir plus : www.globalcovenantofmayors.org.

 

Contact Media:
Stefan Denig
Global Covenant of Mayors
+32 473 632825
sdenig@globalcovenantofmayors.org

 

[1] https://reliefweb.int/disaster/ff-2018-000030-ken

[2] https://climateactiontracker.org/